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Canicule: +80% d'appels dans les Samu parisiens sur la semaine écoulée
information fournie par AFP 27/06/2026 à 12:31

Les quatre Samu de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont enregistré une augmentation de 80% du nombre d'appel sur la semaine écoulée ( AFP / ALAIN JOCARD )

Les quatre Samu de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont enregistré une augmentation de 80% du nombre d'appel sur la semaine écoulée ( AFP / ALAIN JOCARD )

Les quatre Samu de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont enregistré une augmentation de 80% du nombre d'appels sur la semaine écoulée, selon un bilan publié par l'AP-HP (hôpitaux publics parisiens) sur son site internet.

En ce qui concerne l'affluence dans les services d'urgence, elle a été "exceptionnellement élevée" vendredi, en hausse de 36% par rapport à une journée normale, et de 8% par rapport à la veille, selon le bilan qui couvre la période du jeudi 18H00 au vendredi 18H00.

"Le taux d’hospitalisation après un passage aux urgences reste stable, autour de 20% sur l’ensemble des passages", et supérieur à 50% pour les patients âgés de plus de 75 ans, selon le bilan.

Interrogé sur France Inter, le directeur général de l'AP-HP Nicolas Revel a estimé que ses hôpitaux étaient "saturés" mais que le pic d'hospitalisation avait vraisemblablement été atteint dans ses établissements.

"Les chiffres montrent qu'on est sur un plateau extrêmement haut", et "qui va durer encore quelques jours", a-t-il indiqué.

De son côté, l'adjoint au maire de Paris en charge de la santé Antoine Alibert a indiqué que les hôpitaux parisiens étaient soumis "à une saturation exceptionnelle" et inédite.

M. Alibert a évoqué sur franceinfo plusieurs signes très concrets de cette saturation, les "appels au Samu, les passages aux urgences, les brancards qui s'accumulent dans les couloirs", "un indicateur qui n'a jamais été aussi haut".

"On est en plein dans une crise sanitaire. C'est un phénomène de canicule exceptionnel et extrême" aggravé par un "pic de pollution à l'ozone", a-t-il également dit.

Vendredi, lors d'un point presse organisé en fin d'après-midi, le directeur de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France s'était montré plus mesuré sur la notion de "saturation" des hôpitaux dans la région Ile-de-France.

"Aujourd'hui, c'est difficile de dire qu'il y a une saturation totale des capacités des hôpitaux", a déclaré le directeur Denis Robin. "Mais ma certitude c'est que dans le weekend on arriverait à une rupture" sans plan blanc régional, d'où son déclenchement vendredi après-midi.

M. Revel a indiqué que depuis jeudi, "c'est surtout un public de personnes âgées qui sont dans nos services d'urgence".

Il a estimé que "le nombre de morts" à l'hôpital "serait en réalité assez faible et n'aura rien à voir par rapport à ce qu'a été 2003".

"Depuis 2003, on sait beaucoup mieux prendre en charge les personnes qui arrivent en hyperthermie, à l'hôpital. Avant, on les envoyait en réa, et il y avait beaucoup de morts."

Le principal risque de mortalité repose sur les personnes affaiblies et isolées qui meurent seules chez elles, a-t-il rappelé.

Le Journal officiel a publié samedi l'arrêté de mobilisation de la réserve sanitaire, décidé cette semaine par le gouvernement.

La réserve sanitaire "est mobilisée à partir du (samedi) 27 juin 2026 pour une durée de 1 mois, renouvelable une fois", indique le JO.

La réserve sanitaire regroupe des professionnels de santé volontaires (médecins, soignants, techniciens de laboratoire, manipulateurs radio...) et mobilisables pour venir en renfort dans des situations sanitaires exceptionnelles.

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